L’Oranger

orange mures sur une branche de Citrus sinensis

Fiche technique de l'oranger

De la famille des rutacées, l’oranger possède deux variétés principales à savoir l’oranger doux et l’oranger amer. Cet agrume se distingue par des fleurs et des fruits qui s’utilisent en infusion comme antispasmodiques. L’oranger se caractérise par des feuilles qui renferment une essence aromatique avec 50 % d’acétate de linalyle et une écorce employée comme tonique amer. 

L'oranger : définition

L’oranger représente une espèce d’arbuste sempervirent qui peut mesurer environ 10 m de haut, doté de branches et des feuilles de 4 à 10 cm. Originaire de l’Asie du Sud-Est, cet agrume donne des fruits appelés orange douce. Cette dénomination permet de la distinguer de l’orange amère, fruit du bigaradier. La culture de l’oranger reste favorable dans les régions chaudes, notamment dans les pays méditerranéens. Selon certaines études, cet arbre fruitier vient du croisement entre le pamplemousse et la mandarine. Il s’utilise pour des applications médicinales comme en phytothérapie. On peut ainsi extraire des huiles essentielles à partir de ses fleurs, de ses fruits ou de jeunes rameaux.

Les différentes espèces d'oranger

La culture de l’oranger comme de tous les agrumes d’ailleurs nécessite des conditions climatiques favorables. Ainsi, elle reste le plus possible dans les régions tropicales et subtropicales du globe. Pour obtenir des orangers, la méthode de reproduction le plus souvent adoptée demeure le semis. En récupérant les graines d’une orange, vous devrez la mettre dans une terre bien remuée et procéder à l’arrosage régulier. Au bout d’une dizaine de jours, vous constaterez la naissance de jeunes pousses que vous transplanterez plus tard. Aujourd’hui, vous rencontrerez de différentes variétés d’orangers, dont voici les plus répandues :
  • La Valencia late : d’une production tardive, cette variété donne des oranges avec un jus acidulé. Elle se distingue par des fruits de taille moyenne, avec une peau fine et une grande teneur en jus ;
  • La salustiana : cette espèce produit des fruits très riches en jus, mais sans pépins. Avec une forme ronde et légèrement aplatie, l’orange issue de la salustiana mûrit à partir de décembre et possède une pulpe douce ;
  • Les orangers navels : ils se caractérisent par une petite excroissance secondaire qui s’intègre à son premier fruit comme un nombril et des fruits qui mûrissent très vite ;
  • La navel late : considérée comme le plus noble de tous les orangers à cause de sa grande quantité de jus, de sa pulpe fine et de sa richesse en fructose, cette espèce se caractérise par des fruits de taille moyenne, difficiles à peler ;
  • Les orangers sanguins : ils produisent des oranges sanguines avec un colorant bleu qui se développe en présence d’une température inférieure à 13 ° C. Les oranges sanguines regroupent la Moro et la Taroco ;
  • Le bigaradier : cette variété donne des fruits amers appelés bigarades ou oranges amères. Ils s’utilisent notamment pour la production marmelade.

Culture de l'oranger

Comme souligné plus haut, les conditions climatiques jouent un grand rôle dans la culture de l’oranger. Si vous devez en cultiver, choisissez un emplacement chaud et ensoleillé, avec une protection contre le vent et les courants d’air afin d’éviter la chute des fleurs. Pour la mise en terre, placez l’oranger dans un sol léger non calcaire, dans un trou de 70 cm de profondeur environ. Vous devez aussi prévoir de l’engrais organique riche en potasse et en phosphore. Vous pourrez mélanger le tout à du fumier décomposé. Pour l’entretien de la plante, veillez à un arrosage régulier au printemps et en été, afin de stimuler la production des feuilles.

Taille de l'oranger

Pour faciliter le développement de l’oranger, vous devez le tailler à la fin de l’hiver, au mois de février ou mars, car les fruits ne sortent que sur les pousses de l’année en cours. À cet effet, avant la floraison, élaguez certaines branches âgées et le bois mort. Vous pouvez aussi pincer les rameaux secondaires tout au long de la saison pour équilibrer la ramure.

Maladies de l'oranger

Comme la majorité des agrumes et des arbres fruitiers, l’oranger reste vulnérable à l’attaque de certains maladies et parasites. Si vous n’appliquez pas rapidement un traitement, elles peuvent détruire tout l’oranger en très peu de temps. Parmi ces maladies, nous distinguons principalement les pucerons. Ces derniers s’attaquent le plus souvent aux feuilles et aux rameaux, ce qui entraine le développement de fumagine. Voici d’autres parasites à prévenir :
  • La moniliose : elle représente une maladie cryptogamique redoutable qui peut ruiner les récoltes du verger en pourrissant les fruits ;
  • La cochenille : c’est un amas blanchâtre qui envahit le feuillage de l’oranger et le ronge.

Utilisations de l'oranger

L’originalité de l’oranger reste ses applications et ses vertus médicinales. Tous ses composants s’utilisent sous de différentes formes et dans de diverses conditions. Pour extraire des huiles essentielles ou pour accompagner vos repas, vous ne manquerez pas d’apprécier tous les bienfaits cet agrume. De façon détaillée, voici les utilisations possibles de l’oranger :
  • Le fruit de l’oranger peut être associé à d’autres fruits pour la confection de gâteaux ou de salades de fruits. Son zeste sert aussi à faire des sirops ou du vin ;
  • La fleur de l’oranger se consomme sous forme d’infusion et possède de multiples vertus calmantes ;
  • L’oranger lui-même peut s’utiliser également pour préparer une eau-de-vie sucrée appelée Chinois ou pour fabriquer la boisson du nom de Curaçao.