La culture des agrumes au Maroc

De réputation, la culture des agrumes dont les marocains sont des adeptes reste une tâche très rude qui demande d’énormes efforts. C’est notamment le cas lorsqu’il s’agit de travailler une parcelle agricole. Elle requiert notamment une température fraîche durant l’hiver et une chaleur en été, ce qui limite considérablement les zones potentielles de production. Ainsi, dans certaines régions non chaudes par exemple, la culture des agrumes au Maroc devient un rêve inaccessible. En bref, la culture des agrumes n’aboutit que dans un climat méditerranéen avec un bon emplacement pour l’hivernage. En Afrique du Nord, ceci constitue aussi une constante préoccupation alors que ces fruits demeurent les plus consommés depuis des siècles. Dans cet article, vous trouverez les origines de la culture des agrumes au Maroc et les industries spécialisées.

Origine, histoire de la culture des agrumes au Maroc

Dans cette région d’Afrique, la production des agrumes prend en compte trois principales variétés (la clémentine fine, la clémentine Nour et la mandarine Nadorcott), destinées ensuite à l’exportation. Elle remonte à plusieurs millénaires et doit sa prospérité à l’expertise et au savoir-faire marocain. Plus précisément, les premières traces d’agrumes remontent à plus de 4000 ans. On trouve l’origine de ces fruits dans le sud-est de l’Asie. Ils ont ensuite évolué et migré en fonction des invasions et des grandes conquêtes du monde. Le plus grand déplacement de la culture des agrumes s’est opéré en 326 av. J.-C avec les troupes d’Alexandre le Grand. En 1497, ces fruits étaient principalement utilisés par les navigateurs pour prévenir et combattre le scorbut. Ils sont arrivés plus tard sur le sol marocain grâce surtout à l’avantage du climat tempéré de la région. Aujourd’hui, vous pouvez trouver plus d’une dizaine de variétés de ces fruits dans les régions du Maroc.

A l’image des nombreuses variétés d’agrumes qu’il est possible de trouver au Maroc, les souk proposent des étals abondants.

L’industrie des agrumes au Maroc

Pour rappel, l’évolution de la culture des agrumes au Maroc vient des conditions météorologiques très favorables et de l’accroissement de la superficie agrumicole. Sur toute l’étendue du territoire, ces fruits se cultivent sur près de 125 000 hectares. Les industries aussi bien privées que publiques jouent également un grand rôle dans la production, ce qui augmente chaque année le taux de récolte. Entre 2018 et 2019, il s’élevait à environ 2,6 millions de tonnes, soit 18 % de plus que la saison précédente. De manière détaillée, la culture de mandarine avoisine 1,35 million de tonnes (+14 %), celle d’orange tend vers 1,2 million de tonnes (+12 %) et la catégorie des citrons côtoie les 45 000 tonnes.

Que savoir d’autre sur la culture d’agrumes au Maroc ?

La réussite de la culture des agrumes dans ce pays d’Afrique du Nord représente le fruit de la participation de toutes les régions et des conditions climatiques exceptionnelles. En général, vous trouverez les agrumes (clémentine fine, clémentine Nour et mandarine Nadorcott) dans les zones suivantes : 31 % à Souss Massa, 21 % à Gharb, 17 % à Tadla, 16,8 % à Moulouya et 7 % à Haouz. Au niveau des saisons, la production de la clémentine et de la mandarine s’étale du mois d’octobre au mois d’avril. Quant à la clémentine Nour et à la mandarine Nadorcott, elles se récoltent de décembre à avril. En bref, la récolte des agrumes au Maroc se déroule avec beaucoup de soins, lorsque les fruits sont secs. Ensuite, avant leur exportation, ils subissent successivement des traitements comme le déverdissage, le lavage, la désinfection, le séchage, l’enrobage par la cire, le calibrage et la mise en caisse. Ils sont enfin entreposés dans une chambre froide à 3-8 °C et 85-90 % d’hygrométrie.