La culture des agrumes en Cote d’Ivoire


Cultiver les agrumes en Côte d’Ivoire

La culture des fruits varie toujours d’un milieu à un autre et selon les conditions climatiques. En Côte d’Ivoire, la production des agrumes est largement dominée par le secteur de l’informel, mais cela n’a pas empêché son développement. En plus des oranges et des citrons, vous trouverez aussi dans ce pays de différentes autres variétés d’agrumes qui s’utilisent le plus souvent dans la conception des essences de parfum ou d’huiles essentielles. Les espèces issues du bigaradier, du bergamotier, du pomelo, du pamplemoussier ou encore du mandarinier restent disponibles. Pour vous donner une meilleure idée de l’origine de ces fruits, continuez la lecture de cet article.

Origine, histoire de la culture des agrumes en Côte d’Ivoire

Dans l’histoire, les agrumes viennent d’Asie il y a environ 6 à 8 millions d’années en de multiples groupes. Les premiers plants fruitiers se composaient de Mandariniers, de Pamplemoussiers, de Cédratiers et de Papeda. Les agrumes ont ensuite parcouru le reste du monde lentement en commençant par l’Europe en l’an 300 av. J.-C. avec le cédratier. Le bigaradier, le citronnier et l’oranger sont les espèces suivantes qui ont migré à travers le bassin méditerranéen dans la moitié du XIIe siècle. Quant à l’introduction des agrumes en Afrique de l’Est et plus tard de l’Ouest, elle a été possible grâce aux commerçants arabes et hindous vers le XIVe siècle. La diffusion s’est ensuite effectuée vers le Congo puis la Côte d’Ivoire. Aujourd’hui, cette dernière représente un grand producteur d’agrumes. Ces fruits participent non seulement à l’animation de la vie économique, mais permettent aussi de produire des essences de parfum et d’huiles essentielles.

L’industrie des agrumes en Côte d’Ivoire

La culture des agrumes en Côte d’Ivoire a évolué au fil des années, mais une estimation juste reste presque impossible à cause de leur commercialisation en grande quantité dans les filières informelles. Les seuls chiffres disponibles demeurent ceux des industries et des usines de production d’essence. Voici quelques autres statistiques essentielles :

  • En 1986, la quantité de citron récoltée avoisinait 16 000 tonnes avant de passer à 21 000 tonnes en 1989, puis à 15 000 tonnes en 1990 ;
  • La lime pour sa part présente une quantité usinée de 6000 tonnes par an ;
  • La production de bergamote et de bigarade s’estime à 3000 et 2000 tonnes par an en 2014 ;
  • La quantité totale d’agrumes usinés par an atteignait les 87 397 tonnes.

Les grandes variétés d’agrumes en Côte d’Ivoire

Les différentes plantations qui composent les agrumicoles de la Côte d’Ivoire se trouvent en grande partie à Abidjan, à Divo, à Yamoussoukro et à Sassandra.

  • Les bigaradiers se distinguent par des feuilles pointues et des fruits ronds, amers et de couleur orange à maturité.
  • Le Cédratier reste très sensible aux températures négatives et produit de gros fruits contenant des pépins.
  • Le Citronnier rassemble les variétés de citron poire et de citron rouge avec des fruits de couleur orangée.
  • Le Clémentinier est un arbre rustique qui produit des fruits sans pépins et avec une peau fine, sensibles au gel.
  • Le Kumquat donne naissance à des fruits de petit calibre qui se mangent en entier avec l’écorce fine.
  • Le Mandarinier possède des fruits plus petits que ceux de l’oranger et qui se distinguent par leur écorce molle et des quartiers bien séparés ;
  • Le Pamplemousse se consomme en frais et se caractérise par une peau épaisse utilisée en confiserie.