La culture des agrumes au Cameroun

Cultivez des agrumes au Cameroun

En fonction de chaque variété et des conditions naturelles des régions, les agrumes présentent un processus de développement différent. En Afrique et plus précisément au Cameroun, la culture de ces fruits très particuliers a connu de multiples revirements et occupe aujourd’hui une importante place dans l’économie du pays. Nous retrouvons notamment les oranges, les citrons, les mandarines, les maltaises et près de 43 autres variétés. Mais, comment cette production a-t-elle débuté dans cette zone ? Et surtout, comment évolue-t-elle ? Dans cet article, nous vous donnons les éléments essentiels pour comprendre l’origine de la culture des agrumes au Cameroun ainsi que le rôle joué par les industries.

Origine, histoire de la culture des agrumes au Cameroun

Venus du sud-est de l’Asie, les agrumes ont progressivement migré à travers l’Europe et les Amériques avant d’atteindre l’Afrique du Nord à partir du XVIe siècle. Les premières variétés de ces fruits sont arrivées au Cameroun autour des années 1800 dans les plantations du centre de Foulaya et se composaient de Pomelos, d’orangers et de mandariniers. Entre 1889 et 1891, les Pomelos ont subi de grandes transformations, ce qui donna naissance au bigaradier. Pour étendre davantage cette culture des agrumes, d’autres variétés ont été réintroduites dans certaines régions qui présentaient des conditions climatiques similaires. Plus tard, un parc semencier a été créé à Foulaya avec une dizaine environ de variétés de porte-greffes du Centre de Recherche agronomique de Corse. Ensuite, une autre collection a vu le jour à Sérédou et Bareng avec plus de 42 variétés greffées sur Citrange Troyer, Bigaradier et Citrumelo. En août 1990, un déplacement de la floraison par l’irrigation a donné naissance à cinquante-deux autres plants (lime Tahiti, Mandarine, clémentine, orange Valencia late entre autres).

L’industrie des agrumes au Cameroun

Sur le plan industriel, différents acteurs ont favorisé le développement de la culture des agrumes au Cameroun. De même, les agriculteurs qui possèdent de nombreux hectares d’agrumicoles s’investissent pour la production et la récolte de ces fruits devenus incontournables dans chaque foyer du pays. Cependant, les conditions climatiques ne permettent pas d’obtenir des agrumes durant tous les mois de l’année. Ainsi, les oranges et quelques variétés par exemple restent disponibles uniquement entre septembre et février. De mai à juin, la production demeure donc presque inexistante. De façon détaillée, la culture des agrumes se concentre dans :

  • Le Grand Nord (Doumro, Ngaoundéré et Mbé) ;
  • La région du Centre (département du Mbam) ;
  • La région du Littoral (département du Moungo et du Nkam) ;
  • L’ouest (département du Noun).

L’importation des agrumes au Cameroun

Comme dit plus haut, les conditions naturelles ne favorisent pas la culture des agrumes tous les mois de l’année. Ici, lorsqu’on prend le cas des oranges que raffolent les Camerounais, certains grands commerçants se trouvent obligés de se ravitailler au Nigéria à partir du mois de janvier, même si ces oranges ne possèdent pas la même qualité. Le prix d’un sac de 100 kg s’estime généralement à 35 000 F CFA. Quant aux oranges locales, le sac de 100 kg peut coûter environ 20 000 F CFA dans les marchés périodiques. En plus de cela s’ajoutent les frais de transport. En ce qui concerne les autres variétés d’agrumes, elles se cultivent durant 4 à 6 mois au cours de la saison. Il s’agit des mandariniers, des tangors, des tangelos, des pomelos, des citronniers, des limes et des kumquats.