La culture des agrumes en Algérie

La culture des agrumes en Algérie

Les agrumes se distinguent principalement par un système racinaire important qui exige des sols profonds pour un meilleur développement. De plus, la large gamme de porte-greffes de ces fruits permet d’obtenir une grande variété. Dès que les conditions naturelles restent favorables, la production devient très facile, et les agrumes se cultivent sur de vastes hectares. En Algérie par exemple, la culture des agrumes représente une source de revenus dans le pays avec une grande diversité. Mais, connaissez-vous réellement l’origine des espèces de cette région ? Pour repousser les frontières de l’ignorance en la matière, nous vous donnons ici toutes les informations nécessaires.

Origine, histoire de la culture des agrumes en Algérie

Venue de l’Asie, la culture des agrumes en Algérie a commencé à une époque lointaine et a pris d’ampleur surtout à partir du XIVe siècle avec l’arrivée des musulmans d’Andalousie. Dès le XIXe siècle, les produits agrumicoles se trouvaient déjà sur les marchés et s’exportaient vers d’autres pays d’Afrique après le déclin de l’agrumiculture espagnole. Dans les années 1960, près de 25 % de la production totale d’agrumes entraient dans l’exportation. Avec la réorientation de la production de 1970 et de 1980, l’agrumiculture a connu une grande régression avec un arrêt de développement et une érosion des vergers. Mais, avec l’avènement des différents programmes de 1999, le gouvernement tunisien a remis la culture d’agrumes au même rang que les autres filières. Ceci contribua notamment à relancer la production avec des mesures incitatives aussi bien financières, socio-économiques qu’organisationnelles. On nota rapidement une augmentation et une amélioration qualitative de l’agrumiculture. Aujourd’hui encore, les chiffres ne cessent d’augmenter.

L’industrie des agrumes en Algérie

La culture des agrumes en Algérie est devenue un segment stratégique, et tous les acteurs économiques ne manquent pas d’y investir. Dans les industries ou les vergers, la production prend d’ampleur au fil du temps, et les superficies des agrumicoles ne cessent de s’étendre. Selon certaines données de MADR en 2011, l’agrumiculture couvrait environ 64 323 hectares (près de 8 % de la superficie totale des cultures pérennes). Voici d’autres données qui confirment cette hausse de la production :

  • La production totale dépasse un million de tonnes avec toutes les variétés confondues ;
  • L’ensemble des jeunes vergers représente un potentiel de 1,5 à 2 millions de tonnes d’agrumes ;
  • Le niveau de rendement moyen national de 2011 s’estime à près de 172 quintaux par hectares ;
  • Les agrumicoles des autres régions représentent un potentiel de 300 à 400 quintaux par hectares.

Les différentes exigences de la culture des agrumes en Algérie

Pour une production florissante, les agrumes exigent des conditions climatiques très favorables. Ceci concerne principalement :

  • La température : les agrumes se reproduisent plus facilement avec une température optimale de croissance de 25 à 26 ° C. Au-delà de cette marge, leur activité décroît et impacte le rendement des plants ;
  • La pluviométrie : avec les feuilles persistantes avec un fort besoin en eau, les agrumes réclament entre 900 et 1200 mm de pluie par an. Ceci devient encore plus important au cours du stade de grossissement ;
  • L’humidité de l’air : en cas d’humidité de l’air insuffisante, la transpiration des agrumes devient élevée, et les besoins en eau augmentent. Ceci peut provoquer des brûlures sur le feuillage et les fruits ;
  • Les gelées : les agrumes ne supportent pas les gelées printanières et celles d’hiver, surtout au cours des stades critiques (floraison, maturité des fruits).